Révolution vaccinale aux États-Unis : Donald Trump signe un décret controversé et relance le débat sur l'autisme
Le président américain Donald Trump vient de frapper un grand coup dans le domaine de la santé publique. Lundi 10 août 2026, il a signé un décret présidentiel qui bouleverse le calendrier vaccinal des enfants aux États-Unis. En s'appuyant sur des théories liant la vaccination à l'autisme — fermement rejetées par la science —, la Maison-Blanche engage une confrontation directe avec les autorités médicales.
Une réduction drastique du calendrier vaccinal
Le nouveau décret réduit de manière spectaculaire les recommandations vaccinales fédérales, faisant passer le nombre de maladies ciblées de 18 à seulement 11 pour les jeunes enfants.
Parmi les changements majeurs introduits par ce texte :
- Retrait de la liste principale : Les immunisations universelles contre la grippe, le COVID-19 et le rotavirus ne font plus partie des recommandations systématiques pour tous les enfants.
- Fin du vaccin à la naissance : L'administration du vaccin contre l'hépatite B dès la maternité est supprimée. Le texte recommande désormais d'attendre l'adolescence (autour de 13 ans).
- Division du vaccin ROR : Donald Trump préconise de fractionner le vaccin combiné contre la Rougeole, les Oreillons et la Rubéole (ROR) en trois injections distinctes, à administrer lors de consultations médicales séparées.
Le retour de la théorie liant vaccins et autisme
Lors de la signature du décret dans le Bureau ovale, le président américain était entouré de son ministre de la Santé, Robert F. Kennedy Jr., une figure connue pour son scepticisme vaccinal. Donald Trump a profité de l'occasion pour réitérer publiquement ses doutes : « Il y a trente ou quarante ans, on ne donnait pas tous ces vaccins aux bébés. Les enfants étaient en meilleure santé et l'autisme n'existait pas à ces niveaux », a-t-il déclaré.
Cette prise de position a immédiatement déclenché une levée de boucliers au sein de la communauté scientifique. Des institutions majeures comme l'Académie américaine de pédiatrie (AAP) ont rappelé que des décennies de recherches mondiales ont prouvé l'absence totale de lien entre les vaccins et les troubles du spectre de l'autisme. Même au sein de son propre camp, le sénateur républicain et médecin Bill Cassidy a désavoué cette rhétorique en déclarant publiquement que « les vaccins sont sûrs, efficaces et ne causent pas l’autisme ».
Quel est l'impact réel de ce décret ?
Sur le plan juridique, ce texte reste un recueil de recommandations fédérales. Aux États-Unis, la Constitution stipule que la gestion de la santé publique et des obligations vaccinales pour l'accès aux écoles relève de la compétence exclusive de chaque État, et non du gouvernement fédéral.
Cependant, l'administration Trump a prévu un levier de pression politique fort. Le décret ordonne au ministère de la Justice d'engager des poursuites judiciaires contre les États qui imposent des obligations scolaires strictes sans accorder de larges exemptions religieuses, philosophiques ou médicales aux parents.
Ce qu'il faut retenir
Ce décret marque un tournant idéologique majeur à Washington, symbolisant la victoire des thèses de Robert F. Kennedy Jr. au plus haut sommet de l'État. Si l'impact médical direct dépendra de la résistance des différents États américains, ce texte fragilise le consensus scientifique et ouvre une période de grande incertitude pour la protection vaccinale des enfants outre-Atlantique.
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