L’ESPAGNE S'IMPOSE SUR UN FAUX RYTHME ET PREND RENDEZ-VOUS AVEC LES BLEUS
Au terme d’un match longuet et sans grand génie au SoFi Stadium de Los Angeles, la Roja a fini par user la Belgique (2-1). Portés par un but de Mikel Merino à la 88e minute, les Espagnols rejoignent l'Équipe de France en demi-finale après avoir fait craquer des Diables Rouges malheureux.
Le fil du match : Une possession stérile et un jeu sans éclat
Dès le coup d'envoi, le scénario s'est installé : une Espagne ultra-dominatrice territorialement mais cruellement en manque d'idées et de rythme. Les chiffres affichés par L'Équipe du Soir sont implacables : 69% de possession de balle pour la Roja et un total de 42 ballons joués dans la surface adverse, contre seulement 11 pour les Belges.
Pourtant, ce monopole du ballon n'avait rien de flamboyant. En deuxième mi-temps, le jeu espagnol est devenu d'une lenteur presque soporifique, plombé par les méformes flagrantes de ses deux leaders techniques : Lamine Yamal et Pedri n'étaient pas dans un grand jour. Particulièrement discrets au retour des vestiaires, ils ont été incapables de dynamiter le bloc adverse, installant la rencontre dans un faux rythme monotone.
Le drame Courtois : Le tournant d'une fin de match cruelle
Face à cette domination stérile, la Belgique a fait le dos rond avec beaucoup de discipline. Menés après l'ouverture du score, les Diables Rouges avaient réussi à égaliser avant la pause. Mais le destin du match a basculé à la 71e minute.
Alors qu’il repoussait tranquillement les rares velléités espagnoles, Thibaut Courtois s'est effondré, terrassé par une blessure musculaire. Contraint de céder sa place à la hâte au jeune Senne Lammens, le portier madrilène a laissé un grand vide. Privée de son assurance tous risques, la défense belge a fini par craquer sur le tard : à la 88e minute, sur un ultime centre espagnol, Mikel Merino a surgi pour inscrire le but de la gagne, punissant la fatigue et les petites erreurs belges.
Les réactions d'après-match : Entre réalisme ibérique et regrets belges
- Le sélectionneur de la Roja : « Nous avons gagné, mais le match n'a pas été facile. Face à la France, nous allons affronter une grande équipe, mais la France fera face aussi à une grande équipe, l'Espagne. »
- Rudi Garcia (Sélectionneur de la Belgique) : En poste depuis un an et demi, le technicien français quitte la compétition la tête haute : « On était tout près. Mais ce type de match se perd à cause de petites erreurs et la blessure de Courtois nous fait mal. Cette aventure prend fin aujourd'hui, mais nous aurons le soutien de 12 millions de Belges pour la suite. »
- Aymeric Laporte (Défenseur de l'Espagne) : « On a continué jusqu'au bout. Dans une compétition comme la Coupe du monde, ce n'est jamais facile. On a réussi à marquer un but de plus qu'eux et on passe en demi. »
Le 14 juillet, le piège du faux rythme face à la vitesse française
L'affiche est désormais officielle : l’Espagne affrontera l’Équipe de France le mardi 14 juillet 2026, jour de fête nationale côté français.
Pour les hommes de Didier Deschamps, les leçons de ce quart de finale sont précieuses. Face à cette Roja capable de confisquer le ballon pendant des dizaines de minutes sans accélérer, les Bleus devront absolument éviter de tomber dans ce faux rythme léthargique. La clé de la qualification reposera sans aucun doute sur la vitesse fulgurante de l'attaque française (portée par Mbappé Olisé et Dembélé). Si les transitions rapides tricolores parviennent à faire sauter le bloc espagnol dès la récupération du ballon, la France aura un coup immense à jouer pour s'ouvrir les portes de la finale.
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