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EXCLUSIF – AFFAIRE JUBILLAR : LE CORPS DE DELPHINE PROBABLEMENT RETROUVÉ APRÈS LES AVEUX DE CÉDRIC JUBILLAR
July 18, 2026

EXCLUSIF – AFFAIRE JUBILLAR : LE CORPS DE DELPHINE PROBABLEMENT RETROUVÉ APRÈS LES AVEUX DE CÉDRIC JUBILLAR


EXCLUSIF – AFFAIRE JUBILLAR : LE CORPS DE DELPHINE PROBABLEMENT RETROUVÉ APRÈS LES AVEUX DE CÉDRIC JUBILLAR

Cinq ans et demi après la disparition mystérieuse de l'infirmière tarnaise à Cagnac-les-Mines, l'enquête a connu un tournant historique et définitif. Acculé par une condamnation en première instance et rongé par les remords, Cédric Jubillar est passé aux aveux. Jeudi 16 juillet 2026, il a guidé les gendarmes dans un champ de Mailhoc où des ossements humains ont été découverts. Récit d’une semaine de révélations qui met fin à l'un des plus grands mystères criminels français.

Le choc des aveux : une lettre de prison qui change tout

Rien ne laissait présager un tel dénouement au début de l'été. Condamné en octobre 2025 à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Tarn, Cédric Jubillar continuait de clamer son innocence et préparait son procès en appel, prévu pour septembre 2026.
Pourtant, le 6 juillet 2026, le détenu de la prison de Seysses prend sa plume et adresse une lettre confidentielle à son avocat, Me Pierre Debuisson. À l'intérieur, il confie pour la première fois sa culpabilité. Transmise à la justice, cette confession est réitérée de vive voix mercredi 15 juillet 2026 face à une magistrate toulousaine. Cédric Jubillar y reconnaît avoir tué son épouse, Delphine, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, avant de cacher son corps.

L’extraction et les fouilles de Mailhoc : la découverte des ossements

Jeudi 16 juillet 2026, dès l'aube, un dispositif de sécurité hors norme est déployé dans le Tarn. Cédric Jubillar est extrait de sa cellule et transporté, sous haute escorte, vers une zone boisée et agricole de la commune de Mailhoc, située à une dizaine de kilomètres de la maison familiale de Cagnac-les-Mines.
Le visage fermé, vêtu d’un gilet pare-balles, le plaquiste désigne avec précision un point situé en lisière d'un champ. Il affirme avoir enterré le corps à cet endroit précis, à mains nues et à faible profondeur, juste après le drame.
Munis de pelles et assistés par des anthropologues légistes, les gendarmes de la section de recherches de Toulouse entament des fouilles minutieuses. En fin de matinée, la terre parle : des ossements humains, dont deux fémurs, sont mis au jour. Les recherches se poursuivent activement jusqu'au vendredi 17 juillet au soir pour sceller l'ensemble de la zone et collecter le maximum d'indices.

L'IRCGN de Pontoise saisi : l'attente des analyses ADN

Dès leur extraction, les restes humains ont été placés sous scellés de haute sécurité et héliportés en urgence vers les laboratoires de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise (Val-d'Oise).
Les experts en génétique et en anthropologie légiste ont désormais deux missions critiques :
  1. L'identification formelle : Isoler de l'ADN sur les fémurs retrouvés et le comparer au profil génétique de Delphine Jubillar. Bien que le doute ne soit plus permis pour les enquêteurs, la science doit apporter une certitude juridique incontestable.
  2. La recherche des causes de la mort : Examiner les ossements à la recherche de traumatismes (fractures, traces de coups) pour vérifier si les déclarations de Cédric Jubillar sur le déroulement de la nuit du meurtre concordent avec les preuves physiques.

Le soulagement et l'immense douleur des proches

Pour les amies de l'infirmière, ses frères et sœurs, ainsi que pour ses deux enfants (aujourd'hui âgés de 7 et 11 ans), ce dénouement provoque une déferlante d'émotions.
Interrogé, Me Laurent Boguet, avocat des enfants de Delphine, a évoqué un "immense soulagement" mêlé à une indicible douleur. Après des années de rumeurs, de fouilles citoyennes infructueuses et d'angoisse, la famille va enfin pouvoir entamer son deuil et offrir des obsèques dignes à la jeune femme.

Quel avenir pour le procès en appel ?

Les aveux et la découverte du corps redéfinissent totalement l'avenir judiciaire de Cédric Jubillar. Le procès en appel prévu pour la rentrée de septembre 2026 est maintenu, mais sa nature change radicalement. Il ne s'agira plus de débattre de la culpabilité d'un homme qui nie, mais d'analyser le mobile, le degré de préméditation, et de déterminer la peine définitive de Cédric Jubillar au regard de sa collaboration tardive avec la justice.


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