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MAIN BASSE SUR LA COUPE DU MONDE : POURQUOI LE FOOTBALL MONDIAL SE RÉVOLTE CONTRE L’ALLIANCE INFANTINO-TRUMP
July 31, 2026

MAIN BASSE SUR LA COUPE DU MONDE : POURQUOI LE FOOTBALL MONDIAL SE RÉVOLTE CONTRE L’ALLIANCE INFANTINO-TRUMP

MAIN BASSE SUR LA COUPE DU MONDE : POURQUOI LE FOOTBALL MONDIAL SE RÉVOLTE CONTRE L’ALLIANCE INFANTINO-TRUMP

Par l'équipe des sport de French Boulevard
C'est un séisme dont les répliques menacent d'emporter l'édifice du football mondial. En proposant de privatiser partiellement les droits commerciaux de la FIFA, son président Gianni Infantino a ouvert une boîte de Pandore où se mêlent milliards de la tech, géopolitique américaine et accusations de corruption institutionnelle. Au cœur de la tempête : la création de la FIFA Forward Enterprise (FFE), une filiale commerciale dont 20 % des parts seraient cédées pour la somme astronomique de 4,2 milliards de dollars à Thrive Eternal. Derrière ce fonds d'investissement se cache Joshua Kushner, frère de Jared Kushner et beau-fils de Donald Trump.
Pour de nombreuses fédérations à travers le globe, cette alliance va bien au-delà d'un simple accord financier. Elle représente une ligne rouge éthique et politique que le football ne peut franchir, provoquant une levée de boucliers inédite menée par l'UEFA et, de manière plus surprenante, par la fédération américaine elle-même, US Soccer.

Le spectre d'un conflit d'intérêts géopolitique

La première raison du refus de plusieurs grandes fédérations est purement politique. En liant le destin financier de la Coupe du monde à l'entourage direct du président américain Donald Trump, la FIFA abandonne sa neutralité historique. Les opposants au projet soulignent le timing suspect de cette annonce, qui intervient alors que la FIFA loue déjà à prix d'or des bureaux dans la Trump Tower à New York et que Gianni Infantino multiplie les gages de soumission politique envers la Maison-Blanche.
Pour les fédérations européennes et certaines nations majeures d'autres continents, confier les clés de la Coupe du monde au clan Trump pose un problème de sécurité et d'équité internationale. Comment garantir l'impartialité de la FIFA face à des pays en conflit diplomatique avec Washington si les bénéfices du football mondial sont cogérés par des proches du pouvoir américain ? Le risque de voir le football instrumentalisé comme une arme de soft-power au service d'intérêts privés est jugé inacceptable.

La perte de souveraineté face à la finance privée

Au-delà de la politique, c'est le modèle économique même du sport qui est contesté. L'UEFA, par la voix de ses dirigeants, rappelle une vérité fondamentale : le football n'appartient pas aux dirigeants de la FIFA, mais aux joueurs, aux clubs et aux supporters. Vendre 20 % des droits de la Coupe du monde à un fonds d'investissement privé signifie que la quête du profit immédiat l'emportera définitivement sur l'intérêt du sport.
Les fédérations contestataires craignent de perdre le contrôle du calendrier international. Un actionnaire privé pesant plusieurs milliards exigera un retour sur investissement rapide, ce qui pourrait conduire à une multiplication des compétitions, à une surcharge des calendriers pour les joueurs, ou à la délocalisation permanente des grands matchs vers les marchés les plus offrants, au détriment des supporters locaux.

La révolte contre le "chantage financier" d'Infantino

Enfin, la méthode Infantino suscite un profond dégoût éthique. Pour faire passer son projet en force avant l'ultimatum du 19 septembre, le président de la FIFA a promis de doubler les subventions des 211 fédérations membres, les faisant passer de 10 à 20 millions de dollars en cas de vote favorable.
Les grandes fédérations, financièrement indépendantes, dénoncent une tentative flagrante d'acheter les votes des petites nations. Si les îles du Pacifique ou les petites fédérations africaines et asiatiques ont cruellement besoin de cet argent pour survivre et voteront probablement "oui", l'Europe et l'Amérique du Nord refusent de cautionner ce qu'elles qualifient de chantage. En réponse, l'UEFA a brandi la menace ultime : un boycott total de la Coupe du monde par les sélections européennes. Sans la France, l'Espagne, l'Angleterre ou l'Allemagne, la Coupe du monde de Gianni Infantino ne vaudrait plus rien, ce qui place la FIFA au bord du gouffre.


1 comment

  1. Sylvain
    Sylvain
    July 31, 2026 at 7:21 AM
    Comment tuer le sport du peuple en le transformant en sport des puissants