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L’Arabie saoudite mise 6 milliards sur la France : les dessous d’un projet pharaonique
August 28, 2026

L’Arabie saoudite mise 6 milliards sur la France : les dessous d’un projet pharaonique

 

L’Arabie saoudite mise 6 milliards sur la France : les dessous d’un projet pharaonique

La visite officielle à Paris du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, s'est soldée par une annonce historique : un investissement de 6 milliards d'euros pour la création de trois parcs d'attractions en Île-de-France. À la clé, 22 000 emplois promis et une accélération majeure de la stratégie de soft power de Riyad sur le territoire français.
C’est un coup de tonnerre dans le paysage touristique et économique européen. Lundi 24 août 2026, les grilles de l'Élysée ont vibré au rythme d'un accord bilatéral d'une envergure inédite. Accueilli par le président Emmanuel Macron, le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane (MBS), est venu sceller un partenariat qui redessinera le Val-d'Oise : l'implantation d'un mégacomplexe de loisirs composé de trois parcs d'attractions distincts.

Un investissement colossal pour 22 000 emplois

Le projet donne le tournis par ses chiffres. Entièrement financé par Riyad à hauteur de 6 milliards d’euros, ce complexe sera érigé sur l’ancien site du parc Mirapolis à Courdimanche, près de Cergy-Pontoise. Du côté de l’Élysée, on ne cache pas son enthousiasme, qualifiant l'accord d'événement "jamais vu depuis Disneyland Paris en 1992".
Pour la France, l’impact économique est immédiat et massif avec la promesse de 22 000 emplois directs. Ce projet d'aménagement territorial majeur viendra dynamiser le nord-ouest francilien, transformant une friche historique en un pôle d'attractivité mondial. L'un des trois parcs prévus suscite déjà la ferveur des fans : il sera officiellement dédié à l’univers des mangas et à la franchise culte Dragon Ball.

Pourquoi la France ? Le choix de la première puissance touristique

Si le royaume saoudien a jeté son dévolu sur l'Hexagone, ce n'est pas le fruit du hasard. La France demeure la première destination touristique mondiale. Investir aux portes de Paris, c'est s'assurer une vitrine internationale instantanée et un flux garanti de millions de visiteurs européens et internationaux.
De plus, Paris s'impose désormais comme la place forte européenne de la pop-culture et du gaming. Présent la veille de l'annonce à la finale de l'Esport World Cup dans la capitale, MBS sait que le public français est l'un des plus grands consommateurs de mangas et de jeux vidéo au monde. Pour implanter un parc Dragon Ball, le choix de la France était stratégiquement imparable.

Le « soft power » saoudien à l'offensive

Derrière le divertissement familial se cache une diplomatie d'influence – ou soft power – redoutable. Engagée dans son plan « Vision 2030 », l'Arabie saoudite cherche activement à diversifier son économie pour sortir de sa dépendance au pétrole, tout en transformant radicalement son image à l'international.
En associant son nom à la culture populaire, aux loisirs et aux investissements créateurs d'emplois en Occident, le Royaume adoucit son profil public global. Le divertissement devient ainsi une arme de séduction massive, permettant à Riyad d'acquérir une forte légitimité culturelle auprès des opinions publiques européennes.
Quand Riyad s'éprend du pays du bon vin et du bon fromage
Au-delà des calculs financiers et géopolitiques, cet accord illustre une fascination réciproque. L’Arabie saoudite, en pleine mutation sociétale, se tourne vers le pays de l’art de vivre, de la gastronomie et du patrimoine pour acquérir un savoir-faire touristique unique. Pour le royaume saoudien, investir au pays du bon vin et du bon fromage est une manière d'acheter une part du prestige français, tout en liant durablement ses intérêts économiques à ceux d'une puissance majeure de l'Union européenne. Un mariage de raison et de démesure qui ne fait que commencer.



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