L’ORDRE DE DORAL : Trump redessine une Amérique sans l’ONU, et sous les armes.
MIAMI – 7 Mars 2026. Sous les palmiers du club de golf de Doral, le décorum de villégiature n’était qu’une façade. Derrière les portes closes, Donald Trump a acté le séisme le plus violent de l’histoire diplomatique du continent : la naissance de l’America’s Counter Cartel Coalition (ACCC). En réunissant 17 nations sous une bannière militaire commune, le 47e président américain vient de déclarer une guerre totale à ce qu'il nomme désormais « l'Armée Invisible ».
Le Pacte des 17 : Une armée sans frontières
Le sommet « Shield of the Americas » a scellé l'union de pays déterminés à en finir avec le narco-terrorisme par la force létale.
Le noyau dur (Présents à Miami) :
Ils étaient 12 dirigeants à signer le pacte en personne, formant la garde rapprochée de cette nouvelle doctrine :
Ils étaient 12 dirigeants à signer le pacte en personne, formant la garde rapprochée de cette nouvelle doctrine :
- Les figures de proue : Javier Milei (Argentine), Nayib Bukele (El Salvador) et Daniel Noboa (Équateur).
- Les alliés stratégiques : Rodrigo Paz Pereira (Bolivie), José Antonio Kast (Chili), Rodrigo Chaves Robles (Costa Rica), Mohamed Irfaan Ali (Guyane), Nasry Asfura (Honduras), José Raúl Mulino (Panama), Santiago Peña (Paraguay), Luis Abinader (Rép. Dominicaine) et Kamla Persad-Bissessar (Trinité-et-Tobago).
Les alliés de l'ombre :
À ces signataires s'ajoutent les Bahamas, le Belize, le Guatemala, la Jamaïque et le Pérou, portant le total à 17 membres officiels.
À ces signataires s'ajoutent les Bahamas, le Belize, le Guatemala, la Jamaïque et le Pérou, portant le total à 17 membres officiels.
L’ennemi désigné : Pourquoi « L’Armée Invisible » ?
Pour Donald Trump, les cartels ne sont plus des criminels de droit commun, mais une « Armée Invisible ». Ce glissement sémantique est une arme juridique redoutable. En les définissant comme des forces militaires étrangères occupant le territoire américain par le biais du fentanyl, Trump s'affranchit du droit civil. On ne « poursuit » plus un narcotrafiquant devant un tribunal ; on l'élimine sur un champ de bataille.
L’objectif est de briser les « Start-up de la drogue ». Ces organisations agiles, qui utilisent les cryptomonnaies et les drones, ont désormais face à elles un rouleau compresseur prêt à utiliser la force létale transfrontalière sans l'aval de l'ONU.
Un contexte mondial explosif : Le Venezuela et l'Iran
Ce sommet ne s'est pas tenu dans un vacuum. Il intervient une semaine seulement après le déclenchement d'une guerre contre l'Iran par les États-Unis et Israël. À Miami, l'ombre de la géopolitique mondiale planait :
- Le cas du Venezuela : Trump a profité du sommet pour saluer la coopération de Delcy Rodriguez, dirigeante par intérim après l'éviction brutale de Nicolás Maduro par les forces américaines en janvier dernier. Le Venezuela est désormais un pion central de cette coalition.
L’ONU court-circuitée : La fin d’un monde
C'est le point le plus stratégique du sommet. En créant son propre « Conseil de la Paix », Donald Trump ne se contente plus de critiquer l'ONU, il la remplace.
- Asphyxie financière : Les États-Unis ont réduit leur contribution à l'ONU de 1,5 milliard à 300 millions de dollars, se retirant de 31 entités internationales.
- Impasse diplomatique : Le Secrétaire général António Guterres a exprimé son "effroi", mais à Doral, l'ONU était déjà traitée comme une relique du passé. Pour Trump, l'ordre mondial est désormais « à la carte ».
La fracture du continent : Gagnants et Grands Absents
Le sommet a marqué une rupture nette.
- Les Grands Perdants : Le « Trio Gauchiste » — Mexique, Brésil, Colombie. En excluant ces trois géants régionaux, Trump choisit la division. Ces pays se retrouvent isolés, encerclés par des voisins armés par Washington.
- Les Gagnants : Les petits États de la coalition qui, en échange de leur souveraineté sécuritaire, reçoivent un accès direct au Trésor américain et à la protection du « Bouclier ».
Peut-on croire à la fin des Cartels ?
La guerre est déclarée contre leur puissance financière et leurs réseaux logistiques. Mais si la force brute peut décapiter des structures, elle n'a jamais éradiqué la demande mondiale. Le combat sera long et risque est de transformer l'Amérique Latine en un champ de bataille permanent où la « sécurité nationale » décrétée par Washington prime sur tout le reste.
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