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HAÏTI : LE COUP DE GRÂCE ?
January 22, 2026

HAÏTI : LE COUP DE GRÂCE ?

HAÏTI : LE COUP DE GRÂCE ?

Alors que le pays est déjà à genoux, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) vient de déclencher une nouvelle onde de choc politique. En tentant de renverser le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ce matin, les dirigeants haïtiens poussent la nation au bord du précipice, au mépris des mises en garde internationales.
Le scénario du chaos
Le réveil a été brutal à Port-au-Prince. Après avoir survécu de justesse à une tentative de révocation hier, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est à nouveau sur la sellette. Selon Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, un revirement spectaculaire a eu lieu ce matin du 22 janvier : cinq des sept membres votants du CPT se sont désormais prononcés pour son départ.
Une guerre de pouvoir en plein vide institutionnel
Pourquoi ce nouveau coup de force ? Le CPT, miné par des luttes intestines et des accusations de corruption, semble engagé dans une course contre la montre. À l'approche de la date charnière du 7 février 2026, chaque camp tente de s'emparer des derniers leviers de pouvoir, alors même que l'État ne contrôle plus que 10 % de la capitale.
La communauté internationale tape du poing sur la table
Cette manœuvre ne passe pas à l'étranger. Les États-Unis et le Canada ont immédiatement réagi avec une virulence rare. Le message de Washington est clair : toute tentative de renverser le gouvernement actuel est jugée « nulle et non avenue ». Des menaces de sanctions directes pèsent désormais sur les membres du CPT qui tenteraient de déstabiliser davantage l'exécutif.
Un pays pris en otage
Pendant que les politiciens se déchirent à la Villa d'Accueil, les gangs armés continuent d'étendre leur emprise. Ce nouveau blocage politique paralyse la mise en place du Conseil Électoral Provisoire (CEP), rendant la tenue d'élections en 2026 de plus en plus hypothétique.
Haitï n'a plus de temps à perdre, mais ses dirigeants semblent avoir choisi la politique du pire.



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